Monsieur de Pourceaugnac, Comédie-Ballet

Le Théâtre de l’Eventail et l’Ensemble musical La Rêveuse explorent la tradition de la comédie-ballet

En 2016, pour le dixième anniversaire de la compagnie, le Théâtre de l’Eventail a souhaité explorer la tradition de la comédie-ballet, avec la création de l’une des plus connues d’entre elles : Monsieur de Pourceaugnac, de Molière, mis en musique par Jean-Baptiste Lully.

Pour cette création, le Théâtre de l’Eventail s’est associé à l’Ensemble de musique baroque La Rêveuse. Fondé par le luthiste Benjamin Perrot et la gambiste Florence Bolton, La Rêveuse est un ensemble composé de musiciens et chanteurs solistes, qui s’attache à redonner vie à la musique instrumentale des XVIIe et XVIIIe siècles. Leurs enregistrements ont reçu un succès critique très important (Choix de France Musique, Choc Classica, 5 Diapasons).

Forts de leur travail pour aborder le répertoire baroque de manière accessible et actuelle, Le Théâtre de l’Eventail et La Rêveuse ont choisi de faire renaître la pièce de Molière avec ses intermèdes musicaux de Lully. En effet, le public ignore souvent à quel point l’utilisation de la musique accentuait les effets comiques des pièces de Molière. Ce spectacle d’approximativement 2h réunissant 15 artistes sur scène propose donc au public une mascarade dans laquelle la bouffonnerie des situations théâtrales est portée à la fois par la musique, le chant et la danse.

Les représentations

Le spectacle est créé au Château de Chambord le 9 juillet 2016, puis joué au festival de Figeac le 31 juillet et le 2 août 2016 ainsi qu’à L’Escale de Saint-Cyr-sur-Loire le 18 novembre 2016. Il est également programmé au Théâtre de l’Épée de Bois du 8 juin au 2 juillet 2017.

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La pièce de Molière

Monsieur de Pourceaugnac est une comédie-ballet écrite par Molière et Lully et créée en octobre 1669 au Château de Chambord.

Molière y utilise le procédé comique du provincial ridicule : à Paris, Eraste et Julie sont épris l’un de l’autre mais le père de Julie, Oronte, a décidé de la marier à un avocat de Limoges, Monsieur de Pourceaugnac. Ce n’est pas qu’il le connaisse. Il a simplement entendu dire qu’il était un peu plus fortuné qu’Eraste. Sbrigani, un fourbe napolitain et Nérine, une intrigante au service de Julie, conçoivent toute une série de stratagèmes pour chasser le fâcheux de Paris et permettre à Eraste d’épouser Julie. Le séjour du Limousin dans la capitale se révèle donc cauchemardesque pour lui et jubilatoire pour le spectateur.

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La musique et la danse dans Monsieur de Pourceaugnac

Monsieur de Pourceaugnac est la huitième comédie-ballet de Molière et l’une des plus abouties sur les rapports qu’entretiennent musique, danse et comédie. En effet, Molière, qui a jusqu’ici inséré la musique dans ses pièces sous forme d’intermèdes cloisonnés venant ponctuer l’histoire, opère dans Monsieur de Pourceaugnac une véritable fusion des genres entre musique et action : on passe très naturellement dans certaines scènes du texte à la musique et de la musique au texte, du langage parlé au chant…

Molière et Lully parviennent à tirer des effets comiques exceptionnels en utilisant notamment la musique dans les scènes burlesques et on atteint, dans cette pièce, un niveau exceptionnel de comique musical. Les airs Bon di, Bon si et Piglialo su qui ont été chantés à leur création en voie de fausset par Lully lui-même, sont deux moments inoubliables de la pièce.

La mise en scène

A l’image des pièces de Nô et de Kyôgen japonais, les parties de musique, de chant et de danse, seront intégrées au jeu et à la dramaturgie du spectacle.

L’ensemble La Rêveuse cherchera à reconstituer une petite forme «de voyage», de la même manière que le Roi, en déplacement, emmenait avec lui une troupe réduite de musiciens qui jouait des pièces de circonstances arrangées pour être exécutées par un effectif plus modeste. Cette formation réduite n’est pas non plus sans évoquer le théâtre de tréteaux qui se jouait dans les foires et aux grands carrefours de la ville de Paris avec notamment le grand Tabarin, ses farces et ses mascarades, dont Molière évoque l’esprit à travers le personnage de Sbrigani.

Ce petit orchestre «de voyage» sera donc composé de trois chanteurs, deux violons, une viole de gambe, un théorbe et un clavecin, effectif mentionné par le Maître de Musique
de Monsieur Jourdain dans Le Bourgeois Gentilhomme.

Les musiciens ne resteront pas, selon une pratique plus moderne, cantonnés dans la fosse mais viendront souvent sur scène se mêler à l’action, comme on le faisait
fréquemment à l’époque. Les livrets imprimés lors des représentations de Monsieur de Pourceaugnac à Chambord et à Saint-Germain-en-Laye en 1669, mentionnent bien
la présence de musiciens sur scène, pratique héritée des ballets de cour et attestée par de nombreuses gravures anciennes.

Les comédiens interpréteront les parties dansées en s’inspirant des intermèdes des pièces de commedia dell’arte, des danses de carnaval et des chorégraphies de Kyôgen japonais. Ce spectacle auquel 15 artistes prendront part, sera non seulement l’occasion de faire revivre la comédie-ballet mais aussi et surtout, de proposer au public une mascarade dans laquelle le grotesque et la bouffonnerie des situations théâtrales seront portés par la musique, le chant et la danse.

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L’équipe de Monsieur de Pourceaugnac

Raphaël de Angelis, mise en scène
Benjamin Perrot et Florence Bolton, direction musicale
Namkyung Kim, chorégraphie

Chanteurs :
Sophie Landy, soprano  ; Raphaël Brémard, ténor  ; Guillaume Gutierrez, ténor (en alternance) ; Lucas Bacro, basse ; Romain Bockler, basse (en alternance)

Comédiens :
Kim BiscaïnoBrice CousinRaphaël de Angelis, Paula DartiguesMaëva Husband (en alternance), Cécile MessineoNicolas Orlando, Vladimir Barbera (en alternance)

Musiciens (en alternance) :
Stéphan Dudermel, violonAjay Ranganathan, violonBéatrice Linon, violon  (en alternance) ; Florence Bolton, viole de gambeEmily Audouin, viole de gambe ; Sylvia Abramowicz, viole de gambe (en alternance) ; Benjamin Perrot, théorbeThibaut Roussel, théorbe ; Romain Falik, théorbe (en alternance) ; Jean-Miguel Aristizabal, clavecin ; Camille Delaforge, clavecin (en alternance)

Assistant à la mise en scène : Christian Dupont
Scénographie : Raphaël de Angelis et Brice Cousin
Régie générale et sonorisation : Emmanuel Clémenceau
Mise en lumières et régie : Jean Broda, Etienne Morel
Habilleuse : Paula Dartigues, Lucile Charvet
Costumes : Lucile Charvet, Jessica Geraci, L’Atelier 360, avec l’aide de Cécile Messineo et Paula Dartigues
Décor : Luc Rousseau et l’équipe des ateliers de construction de l’Agglomération Montargoise et Rives du Loing
Extension du décor d’origine : Stéphane Liger, Les mécanos de la générale
Accessoires : Stéphane Liger, Brice Cousin
Masques : Den, Alaric Chagnard, Candice Moïse
Marionnettes à gaine : Irene Vecchia et Selvaggia Filippini
Marionnette géante : Yves Coumans et la compagnie Les Passeurs de Rêves


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Production réalisée en collaboration avec l’Ensemble La Rêveuse grâce au soutien de la Région Centre-Val-de-Loire et à celui de la Spedidam.
Partenaire : Ville d’Orléans. Co-production : Ville d’Olivet, Les mécanos de la générale     
Accueil en résidence par la scène conventionnée de Théâtre et théâtre musical / Figeac, Saint-Céré / Théâtre de l’Usine.

Avec le soutien de l’Agglomération Montargoise et Rives du Loing, du Centre Culturel La Passerelle-Scène Régionale de Fleury-les-Aubrais, de l’Institut Français de Naples-Le Grenoble, du 108 Maison Bourgogne. Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National. Avec le soutien du Fonds d’insertion professionnelle de l’Académie – ESPTL, DRAC et Région Limousin. Remerciements à Vincent Tavernier et Boris Trano.

Le Théâtre de l’éventail est soutenu par la Région Centre-Val-de-Loire, la Ville d’Orléans, le Conseil Départemental du Loiret, et est membre du collectif 108.

L’Ensemble la Rêveuse bénéficie du soutien du Ministère de la Culture (DRAC Centre–Val de Loire) et de la Région Centre–Val de Loire au titre de l’aide aux ensembles conventionnés, ainsi que de la Ville d’Orléans.
Mécénat Musical Société Générale est le mécène principal de La Rêveuse. L’activité vocale de l’ensemble est par ailleurs soutenue par la Fondation Orange.
L’ensemble est membre de la FEVIS (Fédération des ensembles Vocaux et Instrumentaux Spécialisés) et du syndicat Profedim (Syndicat professionnel des Producteurs, Festivals, Ensembles, Diffuseurs Indépendants de Musique).


Les photos de Monsieur de Pourceaugnac, Comédie-Ballet de Molière et Lully